Bien que très sollicitées, les banques en ligne peinent à devenir l’interlocuteur principal de leurs usagers

Faisant l’objet de nombreuses études depuis leur apparition, les banques en ligne ont, à nouveau, été le centre de deux enquêtes menées, à chaque fois, pour monabanq., par l’enseigne elle-même, dans le premier cas, et par le Credoc, dans le second, celles-ci visant respectivement à dégager le profil du client type et à mettre en évidence les habitudes des usagers détenant effectivement un compte en ligne.

Pour ce qui concerne l’étude effectuée par monabanq., sur les premiers mois de l’année 2011, celle-ci a donc été accomplie par Internet, auprès de 1 700 clients de l’établissement bancaire, âgés de 16 ans ou plus ; l’enquête du Credoc s’est, quant à elle, déroulée au mois de décembre 2010 ne faisant alors appel qu’à 300 personnes.

Comme lors des précédents sondages, il apparaît toujours aussi nettement que les usagers des banques en ligne sont, en général, plutôt des hommes, à hauteur de 62 %, assez jeunes, âgés de 25 à 44 ans pour 56 % d’entre eux, plus aisés que la moyenne de la population française, et également plus diplômés, 76 % bénéficiant de revenus nets supérieurs à 1 830 € par mois et 65 % ayant poursuivi des études supérieures.

Toutefois, malgré l’engouement de plus en plus important que celles-ci suscitent, les banques en ligne ont tout de même beaucoup de difficultés à être choisies comme banque principale, dans la mesure où elles attirent, en effet, bien souvent, des consommateurs ayant déjà ouvert un compte bancaire auprès d’un autre établissement, seulement 12 % d’entre eux s’étant, à l’heure actuelle, décidés à franchir le pas vers le tout en ligne, 31 % des sondés déclarant cependant prévoir de le faire prochainement. monabanq. se place, en revanche, tout à fait bien sur ce plan-là, puisque 43 % des clients qu’elle a réussis à attirer en 2010 indiquent qu’il s’agit là de leur interlocuteur privilégié.

Particulièrement fidèles à l’établissement bancaire dans lequel ceux-ci ont ouvert leur tout premier compte bancaire, les Français tendent toutefois, depuis l’arrivée des nouveaux prestataires sur le marché, à se multibancariser de plus en plus, 17 % utilisant effectivement déjà les services de plusieurs banques en ligne.

Ce phénomène s’explique cependant relativement simplement par le fait que, au moment de leur mise en place, ces nouvelles solutions à distance distribuaient, comme la plupart continue d’ailleurs de le faire, des produits d’épargne ultra performants, servant alors d’appâts, pour séduire le public le plus large possible et l’orienter ensuite vers leur formule de compte bancaire. C’est donc en raison de cela que 56 % des usagers d’une banque en ligne y détiennent un livret d’épargne.

Réussissant, de manière générale, à satisfaire 60 % de leur clientèle, les banques en ligne semblent avoir trouvé la recette idéale, mêlant prix réduits, souplesse d’utilisation et innovation constante, pour parvenir à fidéliser leurs usagers et à les amener à souscrire toujours plus de produits et services, même s’il paraît encore difficile, pour celles-ci, de devenir la banque principale, l’un des derniers chalenges qui leur reste encore à relever.