Les stress tests réussis par les établissements bancaires français

L’Autorité bancaire européenne a fait passé ses « stress tests » à différentes enseignes et tandis que huit banques européennes échouaient, les établissements français se sont montrés résistants en cas de choc économique.

Soupir de soulagement dans le secteur bancaire français

Les tests de résistance imposés par l’Autorité bancaire européenne (ABE) ont été réussis par les banques françaises. Ces tests vérifient la capacité des banques à se maintenir dans un contexte de choc économique. BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale, qui concentrent 80% du total de l’actif bancaire français, ont prouvé qu’elles avaient les moyens de résister dans l’hypothèse d’une forte hausse du chômage, d’une hausse de l’inflation et d’une violente dépréciation du dollar par rapport à l’euro, ce qui se traduirait par deux années de crise « particulièrement sévère ».

Pour réussir ces épreuves, l’ABE exige un niveau de fonds propres durs (capital social et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés) de 5%. Or, au vu de leur bilan financier 2010, nos quatre principales banques françaises affichent un ratio moyen de « Core Tier 1 » de 7,5%, soit bien supérieur au seuil requis par l’ABE.

La solidité du système bancaire européen

Les derniers résultats de ce contrôle prudentiel établissent que le système bancaire européen se porte bien dans son ensemble. Si huit banques européennes ont échoué, il faut rappeler qu’elles ont été soumises au scénario, peu probable, du pire économique. François Baroin, ministre de l’Économie qualifie ces scores de « bons résultats », manifestes de « la bonne santé d’ensemble du système bancaire européen ». Le ministre retient en particulier que « le système bancaire français est solide. Il faut y voir le signe d’une gestion des risques solide (…) et de la solidité du système de banque universelle ».

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, relève à l’égard des quatre principales banques françaises que « leur niveau de capital est au final approprié puisqu’il leur permettrait de financer l’économie même dans le scénario le plus dégradé ».

Souhaitant aller plus loin et anticiper le prochain cadre réglementaire dit Bale III, la Société Générale s’est déjà donnée pour objectif d’atteindre un niveau de fonds propres durs supérieur ou égal à 9% d’ici 2013. Ainsi, se déclare-t-elle « confiante » pour satisfaire les critères qui seront requis.